Grégory Pratte
Biographie
Pour Grégory Pratte, les gens qui font la morale, ça ne lui a jamais parlé. Pointer du doigt, faire peur avec des statistiques de fin du monde, culpabiliser le monde parce qu'ils ont mis leur Ziploc dans le mauvais bac, ça ne marche pas. Ça ferme le monde plus vite qu'un mauvais réflexe de tri un lundi matin pluvieux.
Ce qui marche, c'est de jaser. Vraiment jaser. Il a passé des années à répondre aux vraies questions du gens sans les faire sentir incompétents de ne pas savoir, à désamorcer la confusion avec un sourire au lieu d'un sermon. Disons qu'il a reçu sa juste part de photos de bacs mystères par messages privés, et il a fini par aimer ça. C'est devenu son affaire, sa mission : rendre l'environnement simple, accessible, et parfois même drôle, que ce soit à la radio, à la télé, en conférence, dans un balado ou debout devant une salle pleine de monde qui pensait s'ennuyer.
Son chemin pour arriver là n'a rien d'une ligne droite. Comment a-t-il appris à connecter ? Notamment en passant près de dix ans à célébrer des mariages. Oui, oui, le monsieur en avant qui parle pendant que tout le monde est ben ému. Ça apprend vite à créer un vrai lien avec du monde que tu viens tout juste de rencontrer, et à garder ton sang-froid même quand rien ne se passe comme prévu. Une bonne école, en fin de compte, pour ce qui allait suivre.
Parallèlement, il a su plonger dans l'univers de la gestion des matières résiduelles et de l'économie circulaire, où il a développé une expertise pointue en information, sensibilisation et éducation (ISÉ). De fil en aiguille, il est devenu une des voix qu'on associe à l'environnement au Québec. On peut l'entendre, le voir et le lire notamment à Radio-Canada, TVA (Salut Bonjour), L'Actualité, Les Débrouillards, le magazine 3Rve, ses chroniques radio, pis mon balado Ça va mieux qu'on pense, qu'il coanime avec le sourire, parce que oui, ça va mieux qu'on pense, même si le monde a de la misère à le croire parfois.
Ce qui le distingue, ce n'est pas juste de connaître ses sujets, n'importe qui peut réciter un rapport en s'endormant à moitié. Ce qu'il apporte, c'est la capacité de traduire ça en langage simple, pis de donner envie au monde d'agir au lieu de se refermer comme une huître. Dans un domaine où le discours est souvent lourd pis anxiogène, il a choisi la bienveillance, l'écoute pis le franc-parler. Ça se sent, la différence entre quelqu'un qui récite une théorie pis quelqu'un qui a eu les mains dedans, au sens propre comme au figuré.
Aujourd'hui, il met cette façon de faire au service des citoyens, des entreprises et des organisations québécoises qui veulent que leurs ambitions environnementales arrêtent de dormir dans un rapport de 40 pages et pis qu'elles deviennent enfin claires, crédibles, et portées par du vrai monde.